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Mobilité douce : comment les collectivités peuvent accélérer la transition ?

 

Les mobilités douces regroupent principalement les déplacements non motorisés, comme la marche et le vélo. Elles s'inscrivent dans une démarche visant à réduire la pollution, à limiter l'utilisation de la voiture individuelle et à décongestionner les centres urbains.

Le développement de la mobilité douce s'appuie sur plusieurs leviers pour encourager l'utilisation de moyens de transport alternatifs à la voiture individuelle. Plans de mobilité employeur, incitations financières pour les trajets domicile-travail à vélo, développement des aménagements cyclables : les initiatives concernent aussi bien les entreprises que les collectivités territoriales.

Mais ces mesures ne suffisent pas si les usagers ne disposent pas d'infrastructures adaptées. Comment rejoindre son lieu de travail à vélo en toute sécurité ? Où stationner son deux-roues une fois arrivé à destination ? Pour accompagner ces changements, les collectivités peuvent agir sur l'organisation des déplacements, la qualité des parcours et l'installation d'équipements dans les espaces publics.

De la loi LOM aux initiatives locales pour encourager la mobilité douce

Promulguée en décembre 2019, la loi d'orientation des mobilités (LOM) vise à faciliter les déplacements quotidiens, à développer les alternatives à la voiture individuelle et à favoriser des transports moins polluants. Elle encourage notamment le développement du vélo et des mobilités actives, en associant les collectivités et les employeurs à cette transition.

Dans le cadre des trajets domicile-travail, le forfait mobilités durables permet aux employeurs de participer, sous certaines conditions, aux frais de transport des salariés utilisant notamment le vélo ou le covoiturage. Les plans de mobilité employeur peuvent également prévoir l'installation d'équipements destinés aux cyclistes.

Ces dispositifs contribuent à faire évoluer les habitudes, mais leur efficacité dépend aussi des possibilités de déplacement et de stationnement offertes sur le territoire.

Les collectivités peuvent ainsi accompagner ces initiatives en améliorant les liaisons entre les zones d'habitation, les lieux de travail et les principaux services publics.

Identifier les aménagements prioritaires pour développer les mobilités douces

Pour faciliter les déplacements à pied ou à vélo, les collectivités doivent tenir compte des trajets réellement effectués par les habitants. Les besoins ne sont pas identiques dans un centre-ville commerçant, un quartier résidentiel ou une commune rurale.

Les écoles, les équipements sportifs, les gares, les administrations et les zones d'activité constituent autant de destinations où les aménagements peuvent répondre à des usages réguliers.

La continuité des itinéraires représente un premier enjeu. Une piste cyclable qui s'interrompt avant une intersection fréquentée ou un cheminement piéton difficilement accessible peut décourager certains déplacements. Les collectivités peuvent notamment prévoir :

  • Des pistes cyclables et des cheminements piétons continus.
  • Des traversées sécurisées et une signalisation adaptée.
  • Des liaisons entre les quartiers résidentiels et les principaux équipements.
  • Des espaces de stationnement à proximité immédiate des destinations.

L'aménagement doit également tenir compte des personnes à mobilité réduite et préserver des circulations piétonnes suffisamment dégagées.

Au-delà des infrastructures de circulation, l'emplacement et la nature du mobilier urbain influencent directement la facilité d'utilisation du vélo au quotidien.

Collectivités : quels équipements urbains installer pour faciliter les déplacements à vélo ?

Pour encourager l'utilisation régulière du vélo, les collectivités doivent proposer des équipements adaptés aux différents usages. Un arrêt de quelques minutes devant un commerce ne présente pas les mêmes besoins qu'une journée de travail ou qu'un stationnement prolongé près d'une gare.

Arceaux, supports vélos, abris et bornes de réparation répondent ainsi à des besoins complémentaires. Leur choix dépend notamment de la fréquentation, de la durée de stationnement et de l'espace disponible.

Comparatif des équipements pour la mobilité douce
ÉquipementsUsages et lieux d'implantationPrincipal avantageInvestissement*
Arceaux vélos individuelsCommerces, mairies, centres-villesCompacts, faciles à répartir sur différents sites€
Râteliers et supports multi-vélosÉcoles, équipements sportifs, espaces publicsPlusieurs places de stationnement avec un seul équipement€ à €€
Abris vélos ouvertsEntreprises, établissements scolaires, parkingsProtection contre les intempéries et accès facile aux vélos€€
Abris vélos fermés et sécurisésGares, pôles de transport, lieux de travailAccès contrôlé, adaptés au stationnement prolong退€
Bornes de réparation et de gonflageItinéraires cyclables, parcs, aires de loisirsPetites opérations d'entretien en libre-service€ à €€

*Investissement indicatif : € = faible, €€ = intermédiaire, €€€ = élevé. Le coût dépend des modèles et des travaux d'installation.

Adapter les équipements aux besoins de chaque site

Le choix d'un équipement ne repose pas uniquement sur son coût. Les arceaux vélos permettent par exemple de répartir facilement des places de stationnement dans différents secteurs d'une commune. Les supports multi-vélos regroupent davantage d'emplacements sur une zone identifiée, sous réserve de prévoir les dégagements nécessaires.

Pour les usages réguliers, les abris vélos apportent une protection supplémentaire. Les modèles fermés conviennent particulièrement aux lieux où les vélos restent stationnés plusieurs heures, tandis que les structures ouvertes privilégient la simplicité d'accès.

Enfin, l'installation d'une borne de réparation vélo peut compléter les stationnements existants et faciliter les déplacements quotidiens comme les parcours de loisirs.

Dans tous les cas, les collectivités doivent veiller à préserver l'accessibilité des cheminements piétons, prévoir une capacité adaptée et anticiper l'entretien des installations.

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Comment financer et planifier les aménagements de mobilité douce ?

La création d'infrastructures cyclables et l'installation d'équipements représentent des investissements que les collectivités peuvent organiser selon leurs priorités et leurs capacités budgétaires.

Plusieurs dispositifs peuvent contribuer au financement de certains projets, notamment le Fonds vert, les dotations d'investissement de l'État comme la DETR et la DSIL, ou des programmes européens selon les territoires concernés.

Les conditions d'éligibilité dépendent de la nature du projet, de sa localisation et des dispositifs en vigueur. La plateforme Aides-territoires permet aux collectivités d'identifier les possibilités de financement et d'accompagnement adaptées à leurs besoins.

💡Conseil d'expert : une mise en œuvre progressive peut également faciliter les investissements : équiper les destinations les plus fréquentées, compléter les stationnements existants, puis étendre les installations selon leur utilisation.

Accompagner la mobilité douce avec des équipements adaptés

Accélérer le développement de la mobilité douce demande de combiner plusieurs actions :

  • encourager de nouvelles habitudes,
  • sécuriser les itinéraires,
  • proposer des équipements urbains pratiques aux différents points de destination.

Pour aménager les espaces publics, Net Collectivités propose une sélection d'abris vélos et supports de stationnement destinés aux collectivités et aux professionnels. Ces équipements contribuent à faciliter les déplacements à vélo et à développer la mobilité douce au quotidien.